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Depuis les origines...
En dépit des inévitables inconstances et des faits oubliés ou perdus, les chronologies, cartes et informations de cette encyclopédie sont aussi exactes que possible.
Sur une planète colonisée par des Terriens, P.e.r.n (Planète Habitable, Ressources Négligeables), plus de 1200 ans après la colonisation...
Sur cette planète à l'allure paisible, un drame se produit tous les 200 ans. Une autre planète se rapproche, entraînant dans son orbite une pluie de Fils, des organismes vivants mais privés de conscience. Ils tombent du ciel de Pern et dévorent tout ce qui est vivant sur leur passage.
Pour se protéger de ces Fils, les habitants de la planète ont créé génétiquement une nouvelle espèce animale: le dragon. Ces dragons sont liés, dès la naissance, à un être humain. Ils deviennent inséparables et communiquent télépathiquement. Chevaliers et dragons calcinent les Fils avant qu'ils n'atteignent la surface de la planète. Ils sont les défenseurs de Pern et de toute la population.
Ligne temporelle de Pern
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Parce que tout ne se résume pas à Nelva-Collins-Isle-Rose et que le continent est bien vaste...
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Une équipe de chercheurs explorait la région de Haut-Bois, observant les déplacements d’un groupe de chats sauvages qu’on avait repéré près d’un fortin. Une nuit, l’un des appareils de mesure eut un bris qui causa un feu de brousse. La sécheresse qui sévissait depuis plusieurs semaines permit au feu de se répandre très rapidement. Plusieurs hectares de forêt furent brûlés et on usa des toutes dernières réserves de carburant pour projeter de l’eau (les dragons aidèrent également).
La vastitude de l’ouest du continent méridional a avivé bien des convoitises au cours des siècles, mais toutes les tentatives de colonisation se sont révélées des échecs. Pourtant, quelques chevaliers-dragons plus téméraires (ou inconscients) que d’autres s’y rendent parfois dans les oasis de verdure au milieu de grandes étendues désertiques.
Les victimes se comptent par dizaine de milliers, de nombreux fortins disparaissent.
Les objets nécessitant de l'électricité commencent à s'user et à tomber en panne. Les Pernais n'ayant pas les outils ni les ressources pour remplacer les pièces défectueuses, les occasions d'utiliser l'électricité s'amenuisent.
Trois hurluberlus collectionnant les espèces animales de Pern décident de partager leurs ressources. À Baie Éternité, ils installent des enclos et ouvrent un zoo! Là, les Pernais peuvent admirer les animaux de Pern, tant ceux du Sud que du Nord. Les serpents répugnent, les poissons des profondeurs fascinent...
Cette fois, les guérisseurs étaient prêts, ils avaient précieusement préservé les leçons de la première épidémie et remirent aussitôt en application ce qu'ils avaient appris. Hélas, la population de Pern s'était agrandie et de nouveaux Forts et Fortins avaient poussé partout sur le territoire. L'épidémie ne fut pas aussi catastrophique que la première, mais vieillards et jeunes enfants passèrent de vie à trépas en très grand nombre.
741 - Tentative d’exilés pour revenir sur le continent
Des exilés (violeurs, assassins, voleurs récidivistes) trouvèrent moyen d'échapper à leur île. En bande organisé, ils traversèrent les terres sans se faire repérer. Ils laissèrent sur leur passage plusieurs fortins en flammes et des cadavres. Heureusement, les garde-chasse près de Brigham remarquèrent leur présence à temps pour prévenir le Fort. Les exilés furent de nouveau capturés et cette fois placés sur une île réduite très très loin au Nord.
Quelqu’un réussit très brièvement à rallumer le C.I.A. Il n'a que le temps de collecter quelques données. Malheureusement, les connaissances pour déchiffrer ces pages encodées se sont depuis longtemps perdues.
899 - Création d’une gazette distribuée par lézards et messagers
La région de La Flèche, fréquemment frappée par des ouragons de tailles diverses connaît cette fois un véritable drame. Prévenue par les dauphins, la population a pu se mettre à l'abris, mais une grande partie du Fort et des Fortins des alentours furent rasés. Plusieurs révolutions furent nécessaires pour faire disparaître les dernières traces de ce passage.
Au Fort de Taffarel, bain de sang : le père avait nommé le 2e fils comme héritier mais l’aîné ne l’a pas accepté et à la mort du Seigneur, il a revendiqué le titre en affrontant son cadet.
En plein coeur de l'hiver méridional, la région de Haut-Bois connut la surprise d'un matin complètement enneigé. La neige tomba sur les arbres, sur les pierres des volcans, sur les habitations, les champs, partout. Malheureusement, elle fondit très vite dès le lever de Rukbat.
La terre trembla, de Taffarel à Talbaut, en passant par Collins et Mishtapek. Tous les Pernais craignirent de voir le sol s'ouvrir sous leurs pieds et leurs récoltes être englouties à leur tour. Plusieurs édifices s'écroulèrent, mais les solides Forts et Weyrs, creusés à même les montagnes et les volcans ne connurent que des dégâts moyens. Quelques Pernais périrent tout de même sous des éboulements de rochers.
Découverte au cœur d’une jungle épaisse d’habitations anciennes (époque post-colonisation) non répertoriées, n’apparaissent sur aucune archives. Fouilles interrompues par une éruption volcanique.
En creusant pour agrandir un Weyr, découverte d’un dragon et maître fossilisés. Ils se seraient matérialisés dans la pierre.
Invasion de chenilles à Nelva.
Guéguerre entre deux Forts pour délimitation de territoire (autrefois déterminée par lit d’une rivière qui a changé suite à une grande crue).
Depuis 2 révolutions, depuis la réinvention du parapluie, cet objet utilitaire fait fureur, surtout auprès de ces Dames qui peuvent enfin protéger leur coiffure des vicissitudes du climat. La toile est faite à partir d’une peau de gueyt tandis que l’armature est le plus souvent en bois ou en métal (pour les plus fortunés). C’est surtout lors des grandes occasions, lorsque les marchands et les seigneurs font étalage de leurs possessions que les parapluies se pointent, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve.
Au Fort de Rivière-aux-saumons, un scandale agite les esprits de la population. La famille régnante a dilapidé le trésor public pour ériger une statue à l’image du Seigneur Mordave. Plusieurs contestataires ont défilé dans les rues du Fort, mais la foule n’a pas réellement suivi le mouvement. Les murs furent placardées d’affiches et de messages anti-Mordave, mais la Garde du Fort a veillé à ce que la révolte ne s’enflamme pas davantage. Mordave a reçu un avertissement sévère lors du dernier Conclave, mais pas plus, car cela aurait été de l’ingérence de la part des autres Forts.
Cette révolution, une nouvelle ballade fait fureur sur tout le continent sud. Chose étonnante, elle n’émane pas de l’atelier des Harpistes, mais cela, peu de Pernais le savent tant ils se contentent de la chantonner à voix basse ou de la marteler à plein poumon dans les rues des Forts. Ce sont les métallurgistes qui ont créé cette ritournelle en travaillant les métaux, à Fort La Plaine. Les Compagnons et Maîtres Harpistes se mettent en colère lorsqu’ils entendent cette chanson parce qu’elle n’a pas été créée par leur Atelier. Ils considèrent que les métallurgistes ont outrepassé les limites de leur Art. Les Harpistes se sont récemment adressés au tribunal de Brigham pour demander à ce que justice soit rendue. Ils demandent réparation et amendes pour que la ballade soit interdite ou bien qu’elle porte la signature des Harpistes.
Prolifération du brandon à Fort aux corbeaux. Le champignon, on ne sut jamais pourquoi, s'est répandu partout dans le Fort, sur les parois des édifices et même à l'intérieur. Pendant plusieurs septaines, le Fort a brillé, attirant tous les curieux de la région. Les volontaires étaient engagés pour arracher les brandons par poignée. Ils finirent par en venir à bout.
Syd, tel est le nom du plus populaire harpiste de Pern depuis quatre révolutions. Si habituellement on connaît bien le nom du Maître Harpiste de Pern et de quelques-uns des maîtres de telle ou telle discipline, il est des plus inhabituels qu’un Compagnon marque à ce point les esprits. Or, Syd est un harpiste hors normes. D’abord, il signe ses ballades, alors que l’Atelier décourage ce genre de pratique car les ballades sont créées au nom de l’Atelier tout entier. Ensuite, il a quitté l’Atelier alors qu’on lui promettait une brillante carrière de Maître pour aller vagabonder sur les routes et se balader de Forts en Fortins en transportant toute sa musique avec lui. Les Harpistes n’osent pas ouvertement renier l’appartenance de Syd à leur Atelier en raison de l’immense popularité du compagnon. Partout où Syd passe, il rassemble les foules et ses chansons font un réel tabac. Parfois Syd se produit gratuitement sur les places du marché, parfois il se fait payer pour des soirées privées chez les Seigneurs. Syd est des plus imprévisibles et fait ce qui lui chante. Il ne dédaigne pas chanter les œuvres des autres et se fait un réel plaisir de colporter le dernier succès de l’heure, la ballade des métallurgistes.
On dit que Syd Chanteur se produira en spectacle à Fort Collins cette révolution, mais nul ne peut dire quand avec précision…
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